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Symphonie n°1 Titan - Orchestre d'Harmonie - MAHLER G.


Compositeur : George GERSHWIN

Niveau : IIIe Cycle 3e Cycle

Formation : Orchestre d'Harmonie. Voir le détail en cliquant sur la vignette

Arrangement : Christian GUILLONNEAU

Nombre de Pages : 96

Minutage : 8 minutes

Prix: 19.90€
Symphonie No1 « Titan » 3ème mouvement
Niveau : Cycle 3

À l’époque de la composition de la Première Symphonie, Mahler, âgé de 28 ans, était un chef d’orchestre très apprécié. Il était alors chef d’orchestre au théâtre municipal de Leipzig. Il composa rapidement cette symphonie lors des quelques jours de fermeture de l’opéra de Leipzig à la suite de la mort de l’empereur allemand Guillaume Ier.

Le troisième mouvement, le plus mystérieux de cette symphonie, une lente marche funèbre en ré mineur, est bâti sur la version allemande de la chanson Frère Jacques. Sur un mouvement de balancier lourd et sombre des basses, la chanson, altérée par le mode mineur, se déploie lentement en une sorte de cortège funèbre. La mélodie s’amplifie, se répandant à tout l’orchestre. Soudain, un thème presque vulgaire, issu des danses de bistro, est joué «avec parodie» par un petit orchestre, aux sonorités étranges : c’est la musique d’un mariage juif.

Cette alternance d’éléments graves et futiles scandalisa les premiers auditeurs peu habitués à cet amalgame de genres. Mahler indiqua que l’inspiration saisissante de ce morceau lui venait de la réminiscence d’une image du dessinateur autrichien Moritz von Schwind, familière à tous les enfants allemands et autrichiens, L’Enterrement du chasseur (Wie die Tiere den Jäger begraben), dans laquelle un cortège d’animaux aux attitudes faussement sombres portent à sa dernière demeure le chasseur, leur ennemi. Toute l’ironie de la scène se retrouve dans la marche funèbre provoquant de la sorte un effet effroyable.
Soudain surgit un thème sublime provenant une nouvelle fois des chants du compagnon errant. Ce bref épisode ramène alors la terrible marche funèbre et, dans sa suite, les danses vulgaires avant qu’une dernière fois les rythmes de la marche s’éloignant dans le lointain ne referment le mouvement. Mahler aimait qualifier le mouvement de « marche funèbre à la manière de Callot », hommage au célèbre graveur populaire du XVIIe siècle, Jacques Callot, qui exploitait un style particulièrement ironique.

L’orchestration proposée ici demande que l’instrumentation soit scrupuleusement respectée.

Christian GUILLONNEAU


Né en France, à Pornic, le 2 février 1958, où il débute ses études musicales.Il obtient une médaille d’or de cor au Conservatoire National de Région de Nantes en 1977, puis un premier prix du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Georges Barboteu en 1980. Il effectue parallèlement des études d’écriture avec Maurice Veillet.

En 1977, Françoise Giroud lui décerne le prix du ministre de la culture. Il tient le poste de cor solo à l’ensemble régional “Pupitre 14” à Amiens, de 1980 à 1981. Directeur de la Société Philharmonique de la Roche Sur Yon de 1981 à 2005, Il devient directeur du Conservatoire à Rayonnement Intercommunal et de l’Orchestre d’Harmonie des Sables d’Olonne en 1986 après avoir dirigé pendant quatre années l’école de musique et la société philharmonique de Luçon.

Il est également compositeur et est édité aux Editions Fuzeau, Robert Martin et Combre. On lui doit notamment beaucoup d’oeuvres à caractère pédagogique ainsi qu’une symphonie et des oeuvres pour choeur & orchestre d’harmonie, ainsi que de nombreux arrangements.

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